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Lundi 22 mars 2004


AG INTER-ETUDIANTS

RDV Amphi J à 16h. Déplacé à l'amphi Delta qui s'est avéré beaucoup trop petit. Re-déplacé à l'amphi J pour finir à la MDE (très entassé).

Les IUT on voté la grève mais la levée du blocus.
La fac de Droit a voté la grève pour ceux qui veulent mais la levée du blocus.
Lettres et Langues, STAPS et Sciences Humaines Campus ont voté la grève et le blocus jusqu'à lundi prochain.
En sciences la grève a été votée avec blocus sauf pour les TP.

    A noter: le 22 mars, il y a 36 ans, le mouvement de mai 1968 a commencé.

Il y a eu un point fait sur la locution du président de l'université et sa tentative de déstabilisation des étudiants.
Le doyen nous soutient et affirme qu'il ne faut pas avoir peur pour les examens car le mouvement est important, aussi bien par sa taille que par ses revendications.
Le mot d'ordre est de rester mobilisé entre les deux tours.

Pour les délégations pour les facs de Tours, Bordeaux, Toulouse et Paris, RDV à la fac de Lettres et Langues à 9h demain matin. But: préparer les délégations d'enseigants, enseignants-chercheurs et étudiants, financés par les étudiants, les syndicats et aussi les dons des professeurs.

Un appel est lancé à tous et à toutes d'être présents pour la journée portes ouvertes de samedi, avec des brassards "Etudiant en grève" et préparer un affichage massif.

On apprend que le campus de La Rochelle se mobilise, avec aujourd'hui une marche silencieuse à 14h.

On décide d'un déplacement à La Rochelle en co-voiturage pour le meeting de Raffarin et Elisabeth Morin. RDV amphi J à 18h30 pour partir, et se retrouver à 20h parking St Jean d'Acres.

     Chose à noter: désormais ce sont les médias qui nous contactent, et non plus l'inverse.

Une proposition a été faite d'un camping sur la Place d'Armes mercredi soir avec un grand feu et de la musique.


MEETING RAFFARIN - MORIN

    Le départ se fait à Poitiers à 18h30 amphi J. Tout le monde a pris l'autoroute en direction de La Rochelle.
Le RDV sur place est fixé au parking St Jean d'Acres. Les gens arrivent là bas ers 20h.
A 20h30 tout le monde part en direction du Parc des Expositions, où se tient le meeting. Sur la route, les slogans s'entament et un "La Rochelle avec nous" résonne.
Devant les grilles du parc, une centaine de Rochelais, des étudiants et des membres du syndicat CGT, étaient présents, mais comptaient repartir. Certains étudiants de Poitiers sont arrivés directement sur place, et ont du les rassurer que les autres arrivaient.
Ces premiers sur place ont tenté de rentrer, mais ont été refusé car ils n'avaient pas d'invitation.
Il est inadmissible qu'un meeting public dont le but est d'informer la population devienne privé au point d'avoir besoin d'acheter une invitation pour pouvoir rentrer. Par conséquent le refus de communication est certain.


En voyant arriver plus de 600 étudiants de Poitiers arriver, leur moral est remonté. Ils étaient très surpris, mais aussi soulagés et rassurés.
On s'entasse devant la grille, en scandant nos traditionnels slogans.
    Certains s'agitent; comme d'habitude on ne peut pas contrôler tout le monde, et c'est bien malheureux. La grille est fortement secouée et des cannettes de bière vide sont jetées. Les CRS ont lancé des bombes lacrymo. Il faut cependant noter que quand la grille s'est entrouverte, les CRS ont tapé sur la grille avec leurs matraques et la foule a reculé d'un bon mètre. Ce n'est qu'à ce moment là, quand la foule ne pouvait plus les toucher à travers la grille, qu'ils ont lancé les bombes lacrymo. Avaient-ils peur pour avoir une réaction aussi absurde? La foule était totalement pacifique, et ne faisait que chanter et crier. Il y avait même la soupe populaire, qui s'est fait piétiner dans la panique.
Les CRS sont là pour contenir les débordements des étudiants, mais qui va contenir les débordements des CRS?

M. Raffarin montre encore une fois sa volonté de répression.

    Après les premières bombes lacrymo, le gros panneau d'Elisabeth Morin a été enlevé... On se demande pourquoi!

    Un homme d'une cinquantaine d'années en blouson rouge, partisan de l'UMP, a profité d'un trou dans le "maillon" des CRS pour attraper et agresser un des étudiants et le relancer dans la foule, sans la moindre réaction des CRS. Cela provoque une avancée massive de la foule, en protestation, sur les CRS qui ont contré.

    On entend un des étudiants lancer "vive la canicule". En effet, la moyenne d'âge au meeting était de bien plus de 50 ans, puisque ils refusaient l'entrée aux jeunes.
Ce sont des événements pareils qui peuvent nous amener à nous poser la question de savoir si le droit de vote ne devient pas dangereux au delà d'un certain âge, comme il l'est en dessous d'un certain âge.

Les jeunes sont exclus du débat. On n'a même pas le droit à l'information, et pourtant ceux qui nous refusent l'information sont les mêmes qui osent critiquer le désengagement politique des jeunes.

    Une partie de la foule est allée bloquer la deuxième entrée. C'est par cette deuxième entrée que sont sortis M. Raffarin et Mme Morin. Les étudiants devant la grille ont été encerclés et repoussés de force jusqu'à la route où ils se sont assis. Tout à coup les CRS nous re-foncent dessus, sans nous laisser le temps de nous relever, pour nous repousser jusqu'à l'autre côté de la route pour que les grosses voitures puissent sortir.

A l'entrée principale, les forces de l'ordre s'agitent et forcent le passage pour laisser partir les personnes présentes au meeting. A un moment le chef est obligé de calmer ses hommes qui s'emportent rapidement. On entend un des CRS dire aux autres
"Vous pressez pas trop, on en aura un chacun"

Il y a même eu un moment où un groupe d'étudiants on été obligés d'intervenir pour sauver un étudiant victime des CRS. Le malheureux était par terre et se prenait des coups de matraque et des coups de pied sans être capable de se relever.

Au moment de la sortie des CRS, les étudiants se sont assis pour faire une minute de silence pour l'éducation nationale. Ils avaient prévu de lancer des bombes lacrymo, mais ont attendu que tout le monde se lève et crie pour foncer dans le tas.
Certains prennent des coups gratuitement, c'est inadmissible.

Les partisans du meeting ne se gênent pas pour nous faire des bras d'honneur et nous lancers des insultes de derrière les CRS, bien en sécurité, alors que nous ne lançons pas des insultes contre eux, on lance simplement des huées et nos slogans sont contre Raffarin, pas eux. On bloque encore quelques instants les voitures qui sortent, entre deux rangées de CRS.

Les étudiants de La Rochelle nous remercient vivement.

23h50: de nouveau sur la route, pour retourner à Poitiers, après une nouvelle étape achevée.


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