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Mercredi 7 avril 2004


MANIFESTATION DE L'APRES-MIDI

Le rassemblement était fixé à 14h Place de la Préfecture, lancé par le collectif Sauvons la Recherche, le collectif du personnel universitaire, le collectif étudiant ainsi que par les syndicats (qui ont appelé à une journée de grève - de l'enseignement primaire à l'enseignement supérieur). 1000 à 1500 personnes étaient présentes.

Le début de la manifestation prend forme d'un débat public où plusieurs interventions y sont faites:

- Bertrand Geay (sociologue et professeur de sociologie à l'université de Poitiers):
Il souligne que cette manifestation est entre autre un appel des syndicats qui ont lancé un appel à la grève. Il fait part des différentes revendications, ainsi que le problème que rencontre notre mouvement de grève du fait de la pression "soumise" par l'impératif des examens.

- Fatima (porte parole en sciences humaines et arts):
Elle rappelle l'importance de la mobilisation étudiante, et le fait qu'il ne faut pas baisser les bras à ce moment critique du mouvement.

- Porte parole du collectif Sauvons la Recherche:
Il nous fait part du message de M. Chirac, comme quoi ils auraient compris les revendications des chercheurs et qu'ils ont la ferme intention d'y remédier. Il précise que ce n'est pas pour autant que la mobilisation doit diminuer et qu'il faut tout de même s'engager pour la suite des actions.

- Porte parole du syndicat SNES-FSU:
Il nous rappelle que le combat est mené entre autre contre la suppression des postes, sur le fait qu'il ne faut pas "casser les prix" sur l'éducation. Ce combat est également contre le non remplacement des départs à la retraite. Pour cette volonté, il faut que nous restions nombreux à nous mobiliser.


Ensuite le cortège est parti en direction du rectorat, puis de l'IUFM, ensuite la gare pour revenir au Palais de Justice, où la foule se disperse, se donnant RDV 16h30 Salle Jouhaux à la Maison du Peuple.



REUNION UNIVERSITAIRE SALLE JOUHAUX

Un appel aux étudiants est lancé pour empêcher les cours clandestins, et une proposition de dénonciation de ces actes au président de l'université.

Il est impératif de constituer un groupe de travail sur l'organisation du mouvement national. Ceci sera fait à la réunion de la coordination vendredi 9 avril à 17h30 amphi Descartes.

On fait mention du "black-out" des médias qui n'ont parlé que des mouvements STAPS après les élections et de toutes universités sauf celle de Poitiers (bizarre...).

Nous apprenons que le collectif Sauvons la Recherche au niveau national a été reçu aujourd'hui par le ministère qui leur a promis la levée du gel des crédits ainsi que la "création" (plutôt restitution...) des 550 postes au CNRS.

Les revendications de la plupart des autres facs portent sur la mise en place du LMD. Nous pouvons constater que SHA (Sciences Humaines et Arts) est la filière la plus visée. Nous pouvons noter que sur 90 masters proposés à Nantes, seulement 37 sont acceptés; à La Rochelle, sur 17 de proposés, seulement 6 sont retenus.

L'université de Poitiers est "épargnée", sur tous les masters proposés seulement 10 ont été refusés. Cependant, le refus des masters dans les autres universités géographiquement proches risque de créer un déséquilibre d'effectifs entre la demande et le nombre de places offertes (un exemple: Nantes: suppression du masters psychologie clinique, Poitiers est la seule université de tout le Grand Ouest à le proposer, sachant qu'il n'y a que 20 à 30 places).

En ce qui concerne la volonté de la coordination nationale, nous savons que le mouvement ne pourra être effectif qu'après les vacances de Pâques, et nous avons la volonté de peaufiner nos outils pour relayer, dynamiser les actions nationales.

Une proposition est faite quant à l'organisation d'une journée d'actions collective universitaire qui regrouperait les revendications des emplois, de la précarité et de la mise en place du LMD. Cette journée rassemblerait des personnels universitaires de partout en France, ainsi que des étudiants. Ce rassemblement pourrait être prévu sur Poitiers. La journée se déroulerait en deux temps: une partie débat et ateliers le matin, et une partie AG et actions l'après-midi.

A noter: un conseil de l'UFR SHA se tiendra Jeudi 6 mai pour prendre une décision sur le calendrier des examens.


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